« Chaque personne est unique et mérite une approche qui réflète cette unicité »
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Les tests d’intolérance alimentaire aux IgG, peut-on s’y fier?

Ces tests permettraient d’évaluer plus de 200 aliments pour déterminer de potentielles intolérances alimentaires. Récemment, le Collège des Médecins s’est positionné à ce sujet.

Les tests de dosage des IgG étaient assez répandus au Québec il y a quelques années. Plusieurs clients de la clinique nous apportaient leurs résultats. Leur objectif est de doser des anticorps IgG spécifiques à certains aliments. Ce test d’intolérance présente ensuite des tableaux et graphiques selon les résultats obtenus. Les patients peuvent alors éviter les aliments plus susceptibles d’être mal toléré par leur organisme.

Le Collège des Médecins a émis sa position sur ses tests «anti-aliments». Aucune donnée scientifique n’existe pour appuyer l’utilisation de ces tests lors d’une investigation d’allergie ou d’intolérance alimentaire. Aucune donnée scientifique n'existe pour justifier le retrait des aliments jugés «problématiques».Les IgG ne sont pas des anticorps spécifiques. Les résultats peuvent même variés selon le moment de la journée où vous faites le test ou selon ce que vous avez mangé. De ce fait, le Collège des Médecins recommande fortement aux professionnels de la santé de ne pas prescrire ces tests à la population.

L’Association des Allergologues et Immunologues du Québec (AAIQ), l'Ordre des Chimistes du Québec (OCQ) et d’autres associations avaient aussi émis un avertissement sur ces tests. Ils mettent l’accent sur le fait qu’un changement de diète suite à l’obtention des résultats du test IgG peut mener à des carences alimentaires sans une consultation préalable avec une nutritionniste.

La technique d'analyse du test est toutefois jugée utilisable, salubre et sécuritaire lorsqu'il est executé en laboratoire. Ce sont plutôt les résultats qui sont à juger plus sévèrement. Soyez alors vigilant avec ce genre de test. Si vous soupçonnez une intolérance alimentaire, consultez un professionnel qualifié.

Position du Collège des médecins ici.

Position de l'AAIQ ici.